Selon le rapport SolarPower Europe, de L’Europe a une nouvelle fois battu des records en 2024 avec 65 GW de nouvelle capacité solaire installée, marquant ainsi un huitième record consécutif.
Mais derrière ces chiffres impressionnants, la croissance marque un coup d’arrêt : après une hausse de +41 à +53% entre 2021 et 2023, elle tombe à seulement +4,4% cette année.
Pourquoi ce ralentissement ?
D’abord, la stabilisation des prix de l’électricité. Le marché, après un pic historique à 700 euros/MWh en août 2022, oscille désormais entre 130 et 205 euros/MWh. Cette modération a réduit l’effet d’urgence à investir dans l’autoproduction.
Ensuite, les réseaux électriques européens peinent à absorber l’essor des énergies renouvelables. Le rythme de développement des infrastructures est insuffisant pour répondre à la nouvelle demande
Enfin, le contexte économique pèse sur la capacité d’investissement, en particulier dans le secteur résidentiel, qui enregistre une baisse de 8 % des installations. L’inflation, les taux d’intérêt élevés et les incertitudes budgétaires freinent les ménages.
Si la croissance ralentit dans certains secteurs, elle prend de l’ampleur ailleurs : les entreprises saisissent l’opportunité. Bien que le montant des CAPEX reste un frein, la chute des prix des composants des panneaux photovoltaïques permets aux entreprises de profiter des avantages du solaire à de prix plus abordables.
C’est pourquoi l’installation photovoltaïques commerciales et industrielles représente désormais 39% du marché, tandis que les grandes centrales solaires connaissent leur meilleure performance en cinq ans, atteignant 42 % du marché, contre 36 % en 2023.
L’Europe joue un rôle majeur dans le développement du solaire, mais la phase de croissance exponentielle semble derrière nous. Le défi à venir ne sera pas uniquement de poser plus de panneaux, mais de structurer un écosystème capable d’absorber et de valoriser cette énergie.





